Présentation de «Vermilion Souls»
Masaki Iwana, danseur buto, qui depuis 1988 se produit
régulièrement dans toute l’Europe ainsi qu’au Japon, a réalisé son premier
film tourné en noir et blanc sur pellicule 16 mm. Il en est le metteur
en scène et l’auteur du scénario.
Entré en 1967 à l’Office de la radio-télévision japonaise, TBS (Tokyo
Broadcasting System) il souhaite alors travailler à la production de films.
Mais à la suite de l’évolution de ce milieu, en 1969 il quitte ce grand
réseau de télévision pour mener une carrière d’acteur de théâtre et ensuite
de danseur. Depuis 37 ans, cependant, sa passion pour le cinéma n’a pas
faibli et il commence enfin la production de son premier film avec une
équipe franco-japonaise.
Situé à Tokyo sept ans après la deuxième guerre mondiale, ce film est
l’histoire des rêves et des réalités vécus par un jeune garçon parvenu
dans une étrange demeure en suivant des prospectus lancés du ciel par
un avion. Quatre personnes souffrant d’une maladie incurable y sont confinés.
Cette maladie, appelée porphyria sans qu’elle soit nommée ou analysée
précisément, leur interdit toute exposition au soleil.
Les quatre personnages du film sont :
- Hizumé (pied bot en japonais), un homme né avec des mains botes. Il
était une curiosité de cirque et calligraphiait en tenant son pinceau
dans sa bouche ;
- Néan (du français néant ou du japonais néhan qui signifie nirvana),une
ancienne prostituée qui souffre toujours à la fois physiquement et moralement
d’une tentative de double suicide avec son amant ;
- Maria qui ne peut ni entendre, ni parler ni marcher et dont personne
ne connaît l’age ;
- Kakéra (fragment en japonais) une femme qui s’est pendue le matin
même du jour où le garçon est entré dans la demeure.
Ces quatre personnages, ou plus exactement trois maintenant, sont impatients
de mourir et attendent pour leur délivrance, le jour où la municipalité
ordonnera secrètement leur asphyxie par le gaz.
Leur garde Hinomaru (le drapeau du Soleil Levant en japonais) est un ancien
pilote Kamikaze qui n’a pas réussi à mourir à la guerre et qui comme ses
prisonniers est impatient d’en finir avec la vie : au delà d’une profonde
douleur pour la mort de ses camarades pilotes, il est torturé par le sentiment
de culpabilité de leur avoir survécu.
Le lendemain de l’arrivée fortuite du garçon et de sa rencontre avec les
habitants dans leur demeure, l’ordre de répandre le gaz est donné. Enfin
ils pourront mourir, mais leur joie est de courte durée. La municipalité
exige que cet ordre ne soit exécuté qu’en présence de cinq personnes vivantes.
Pour satisfaire à ces conditions, Hinomaru pourra remplacer Masukiyo qui
s’est évadé et qui est mort à la suite d’une exposition au soleil l’hiver
de l’année précédente. Mais il manque encore une personne puisque Kakéra
s’est suicidé et que son corps a été jeté par Hinomaru dans le tunnel.
Afin de remplir les conditions nécessaires au gazage, les quatre survivants
doivent rechercher le corps de Kakéra dans le tunnel qui, de la maison,
mène on ne sait pas où. La rumeur veut qu’il conduise au quartier de Sanya
où vivent les personnes les plus pauvres. Alors les quatre personnes commencent
l’ultime accomplissement de leurs vies.
Le sujet de cette histoire est un thème fondamental du Buto* contemporain
depuis une cinquantaine d’année : « un mécanisme de la vie elle-même qui
ose vivre la mort ». Le film doit prouver à travers ce drame que la vie
devient concrète seulement quand on prend conscience de la mort. Plus
précisément le film décrira par le biais de l’«eau» et des autres matières
du monde, parallèlement au déroulement du drame humain, le vrai visage
de la vie comme «prière et malédiction», «forme et âme», «entité matérielle
et être humain».
Pour le casting, IWANA a choisi des interprètes de forte personnalité
surtout parmi des danseurs de buto non seulement japonais mais aussi français
et italien pour animer le film par leur seule «présence» plutôt que par
leur «interprétation». La prise de vues a été réalisé par Pascale Marin
agée seulement de 29 ans qui a déjà travaillé pour Philippe Garrel.
Le tournage a commencé en Normandie le 15 juillet 2004. Après une semaine
de tournage en Bretagne pour une semaine à la fin du mois de juillet,
la majeure partie du tournage (80%) a eu lieu, pendant 4 semaines du mois
d’août au studio de Masaki IWANA à Réveillon et dans les environs et s’est
terminé au Japon pour une semaine en septembre. Au total 6 semaines de
tournage ont été réalisées.
Ensuite le Re-take a eu pendant deux semaines de janvier en 2005 et le
montage a été terminé en février 2006. La projection publique au Japon
est prévue pour le mois de fevrier 2007. Masaki IWANA demandera l’inscription
de ce film aux Festival Internationaux de film.
La production est réalisée par «Television Trust for Environment Inc.»
et l’institut de recherche du buto de Masaki IWANAn, «La Maison du Buto
Blanc».
En avril 2006, ce film sera subventionné par l’agence nationale pour les
affaires cultuelles du Japon. (cf. http://www.shureitachi.com)
(* Buto = une forme de danse contemporaine au sens exact crée et développé
au japon à la fin des années 50 par Tatsumi HIJIKATA et Kazuo ONO. Le
Buto a fait une incursion en Europe et aux Etats-Unis à partir des années
80)
Interprètes:
Mohamed AROUSSI : français, Valentina MIRAGLIA : italienne, Hiroshi SAWA,
Yuri NAGAOKA, Taku FURUSAWA, Ryoichi NEGISHI, Moeno Wakamatsu, Yuta TAKIHARA
(enfant) ,Kosho Nanami: japonais
* Appareils : Arriflex 16SR, Beaulieu 4008 ZM4 (pour la séquence de flash-back),
Bolex H16RX-5 (Pour le tournage au Japon)
* 105 mn, noir et blanc sur pellicule 35 mm (158 scènes, 525 plans)
Equipe tournage :
Production:
Television Trust for Environment Inc.
La Maison du Buto Blanc
Producteur:
Shukichi KOIZUMI, Masaki IWANA, Hiroyuki KAWAIDA
Directrice de Production:
Veronique Revil
Réalisation et Scénario:
Masaki IWANA
Chef Opérateur:
Pascale Marin
Post-production:
Tingo Films
Coopérations:
Parc Naturel Régional du Perche et Le Manoir Courboyer, Communauté de
Communes du Pays de Pervencheres et Le site de la friche industrielle
de Dreux Marie de St-Briac et Plage de La Garde, Commune de Réveillon.
Matériel fourni par:
Kodak France, Technovision
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